bim-1212 – Quelle est l’utilité du BIM pour les ingénieurs et bureaux d’étude ?

Les atouts du BIM pour les ingénieurs et bureaux d’étude

Le BIM devient de plus en plus incontournable dans le secteur du bâtiment. Les acteurs de ce secteur, très dynamique, n’hésitent plus à utiliser un outil numérique dont les atouts sont nombreux. Du côté des ingénieurs et bureaux d’étude, le BIM est un allié de taille pour la conception de maquettes. L’innovation apportée par un tel outil permet de concourir au succès de chaque projet de construction, du début jusqu’à la fin des travaux.

La grande utilité du BIM dans l’exercice de ces métiers techniques recouvre plusieurs dimensions. Il est intéressant de les mettre en lumière pour se rendre compte de l’apport du BIM dans le secteur de l’ingénierie. Il est aussi crucial de retenir qu’une bonne utilisation du BIM implique une formation spécifique dans le corps de métiers des ingénieurs.

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Pour améliorer la qualité de travail des ingénieurs et bureaux d’étude

Le travail des ingénieurs et bureaux d’étude, réalisé en amont des travaux de construction, demande une grande rigueur. Sur plusieurs aspects, l’utilisation du BIM facilite ce travail technique pour une qualité optimale.

Une pratique quotidienne facilitée

Grâce au BIM, l’ingénieur travaille directement sur des modèles 3D fournis par l’architecte. Il n’a plus besoin de refaire un modèle ou de redessiner les plans en 2D. L’usage d’une maquette numérique lui permet donc de gagner du temps. De plus, l’analyse d’une telle maquette lui permet de déceler plus facilement les risques de construction à ne pas commettre. L’imagerie offerte par les outils du BIM aboutit à un résultat plus rigoureux. La qualité est au rendez-vous.

Pour les projets de construction de grande envergure, c’est une solution adéquate pour faire face aux nombreux risques d’erreurs. Les bureaux d’étude ont donc grand intérêt à intégrer cette innovation dans leur travail de conception.

En outre, la maquette numérique permet de suivre facilement l’évolution du projet. L’ingénieur peut décider de convertir le modèle 3D en plan 2D, pour visualiser différentes parties de l’ouvrage. Les modifications sur plan sont automatiquement répercutées sur les autres parties de la maquette, afin d’éviter les erreurs et faciliter les changements.

D’un point de vue global, le travail quotidien des ingénieurs est impacté par le BIM. Ainsi, une enquête menée en 2018 par Cegibat, le centre d’expertise de GRDF auprès de 113 bureaux d’études spécialisés en génie thermique et climatique, montre que les bureaux d’études font usage du BIM dans diverses tâches. La démarche BIM est ainsi principalement utilisée dans l’ingénierie pour :

  • le dessin ;
  • la visualisation 3D ;
  • la conception détaillée ;
  • le calcul des métrés/quantitatifs ;
  • la synthèse.

Un outil qui permet l’anticipation

Le respect des différentes normes est également facilité avec le BIM. L’ingénieur peut ainsi vérifier le respect des normes environnementales dans le cadre de l’édification de bâtiments durables. En effet, il est possible de réaliser des analyses et simulations sur les performances énergétiques et environnementales d’un bâtiment.

Ces simulations permettent donc d’adapter les plans aux résultats souhaités et d’anticiper les coûts, ou de s’aligner sur le budget alloué. On se débarrasse ainsi des mauvaises surprises, qui peuvent accompagner des travaux de construction ou de rénovation.

Pour faciliter le travail collaboratif

En intégrant le BIM, les ingénieurs se mettent en phase avec d’autres acteurs du bâtiment, qui sont de plus en plus nombreux à utiliser cet outil, comme les architectes ou les maîtres d’œuvre. Un bureau d’étude l’intégrant dans sa méthode de travail peut appâter les maîtres d’ouvrages imposant de plus en plus sa pratique. C’est donc un atout supplémentaire pour trouver de nouveaux clients.

En pratique, la modélisation 3D favorise la communication et fluidifie les échanges entre les différents acteurs. Ils peuvent utiliser le même modèle, simultanément ou non. Tous les acteurs du projet peuvent manipuler cette imagerie numérique. Cette visualisation améliorée permet de faciliter la compréhension entre eux. C’est l’idéal pour faciliter l’échange et le travail collaboratif. D’ailleurs, 63 % des bureaux d’études interrogés par Cegibat citent la meilleure collaboration comme atout du BIM.

Avec le développement du travail à distance, le BIM se présente aussi comme un outil collaboratif d’avenir, à privilégier pour les différents intervenants d’un projet de construction.

Pour une meilleure gestion de projet

Grâce au BIM, il est possible d’avoir une vision d’ensemble du projet mené. Bien que le maître d’œuvre soit aux avant-postes, l’ingénieur ou le bureau d’étude se doit de veiller à la réussite du chantier. Avec la modélisation 3D, il garde un regard sur l’ensemble du projet et peut facilement alerter sur des anomalies ne relevant pas de sa responsabilité dans une démarche de qualité.

En outre, les outils du BIM permettent une meilleure planification du chantier pour ses différents intervenants. D’après l’enquête de Cegibat, 61 % des bureaux d’étude constatent ainsi une meilleure qualité des projets en faisant usage du BIM.

Un outil en développement chez les ingénieurs

La présence du BIM dans le secteur de l’ingénierie tend à se développer. L’engouement est perceptible, mais il se heurte à une problématique de formation.

Un outil populaire

Les sondés du centre d’expertise de GRDF sont 77 % à avoir intégré le BIM sur une période de 3 ans en moyenne. Seulement 5 % d’entre eux n’ont pas ou très peu de connaissances sur le BIM.

Une majorité se déclare débutants (71 %) contre 22 % se disant confirmés et 2 % se plaçant comme experts du BIM. Pour autant, ces acteurs souhaitent capitaliser sur le BIM, qu’ils considèrent comme une démarche d’avenir à intégrer dans leur processus de travail.

Des ingénieurs à former

La démocratisation du BIM auprès des ingénieurs et bureaux d’étude requiert la maîtrise de logiciels spécifiques.

La formation de ces acteurs est donc primordiale. L’intégration d’un processus BIM au sein d’une structure impose la mise en place de formations internes. Les logiciels, qui demandent une bonne maîtrise, imposent un temps d’apprentissage assez conséquent. L’intégration du BIM ne peut donc se faire que sous l’impulsion des entreprises. La motivation des ingénieurs doit également être mobilisée.

Comme le souligne l’Agence Qualité Construction, la formation dispensée implique notamment de travailler sur :

  • la gestion de l’interopérabilité des formats IFC ;
  • le respect des règles de modélisation prévues dans la convention BIM ;
  • la compréhension des différents types de conflits pour les résoudre ;
  • les cas relatifs à la rénovation ;
  • la définition des éléments devant figurer dans la maquette pour identifier des collisions pertinentes ;
  • la gestion des mises à jour de la maquette ;
  • la vérification de l’orientation de la maquette par rapport à l’orientation réelle ;
  • l’utilisation d’un logiciel permettant de travailler avec des normes de calcul valables en France.

Une formation continue est appropriée pour faire face aux évolutions et mises à jour des logiciels utilisés. Par ailleurs, il est indispensable d’instaurer un processus relatif au BIM, en définissant notamment les objectifs attendus de son usage.

Le cas du BIM Manager

Avec le développement du BIM, on assiste à l’avènement d’un nouveau métier dans les bureaux d’étude : le BIM manager. Cet ingénieur est chargé de créer la maquette 3D du projet de construction et doit intégrer tous les éléments relatifs à la construction de l’ouvrage, comme sa superficie, la taille des différents éléments qui le composent, ou les matières utilisées. La mission du BIM manager est cruciale, car il gère la coordination entre les différents acteurs travaillant sur le projet.

Sa casquette de chef de projet l’amène à établir des rapports et à animer des réunions. Un diplôme d’ingénieur du bâtiment est donc nécessaire pour occuper ce poste. Des diplômés en architecture peuvent aussi postuler à cette fonction.

Parmi les qualités attendues à ce poste, on peut retrouver la rigueur, le goût des responsabilités, ou même le sens du contact.

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