SC-optimisation-logistique-1132 – L’optimisation logistique et la sécurité des biens

L’optimisation logistique au service de la sécurité des biens

Les nombreux impacts de l’optimisation logistique sur la sécurité se constatent à plusieurs niveaux. La sécurité des services et des produits est une des données constitutives de la qualité pour toute entreprise, quelle que soit son activité.

Comme nous allons le découvrir ensemble, la sécurité se décline à plusieurs niveaux, et sa gestion peut toucher l’ensemble des processus d’une Supply Chain (approvisionnement, production, stockage, opérations de préparation et d’expédition, solutions de transport).

Nous pourrons alors mieux comprendre ce que représente la sécurité des biens et ainsi saisir le lien profond entre sécurité et qualité. Car la bonne gestion des flux et une bonne maîtrise de la Supply Chain imposent un management de la sécurité pour accéder à la qualité des produits, des services, des relations sociales au travail, etc. C’est donc un élément indissociable du succès qui doit être intégré dans une vision stratégique de l’entreprise.

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La sécurité des biens sous toutes ses formes

Quelles formes peut revêtir la sécurité des biens au sein d’une organisation d’entreprises ou de Supply Chain ? Explorons ensemble les ramifications de cette notion de sécurité des biens tout au long des différents cycles ordinaires de la vie d’une entreprise.

Le processus d’approvisionnement

Cette notion, souvent corrélée aux achats, est le point de départ de la chaîne logistique d’une entreprise ordinaire. La sécurité des biens peut donc d’ores et déjà entrer en ligne de compte concernant les produits achetés (matières premières, produits semi-finis, etc.) en fonction :

  • de la qualité requise pour le produit en question afin d’optimiser la production ;
  • du niveau de qualité de l’emballage pour une meilleure gestion de la place dans les stocks ou une meilleure protection des produits ;
  • des risques liés au transport ainsi qu’aux solutions à mettre en œuvre pour la sécurité de la marchandise et des autres usagers de l’infrastructure de transport.

C’est donc dès le début et parfois même lorsque l’entreprise cliente n’est pas propriétaire des marchandises, que la notion de sécurité des biens doit intervenir, car cela peut déjà orienter la qualité recherchée.

La production et les systèmes d’automatisation

Lorsque l’entreprise possède une activité de production (avec ou sans système d’automatisation), cette production requiert du matériel minimum ainsi que des ressources humaines pour assurer :

  • l’absorption de la charge de travail à effectuer ;
  • la bonne qualité de la production qui en découle ;
  • la mise en sécurité des opérateurs et des marchandises concernées.

Pour ce faire, la sécurité des biens doit être assurée à deux niveaux : les marchandises transformées et l’appareil de production. Si cette sécurité n’est pas menée à bien, alors le processus de production peut endommager les produits réalisés ou abimer l’outil de production, par exemple, la chaîne d’assemblage des hautes technologies qui dysfonctionne par négligence d’entretien.

Les stocks et l’optimisation de l’inventaire

Une fois la production terminée, les produits sont vendus directement ou bien mis en stock en attente d’expédition. Cela représente des coûts de stockage (immobilisation en capitaux, assurance, immobilier, personnel, matériel de manutention, etc.) et des risques intrinsèques :

  • risque de détérioration naturelle (péremption des denrées alimentaires, instabilité de certains produits chimiques, etc.) ou accidentelle (incendie) ou encore législative (changement de législation sur certains produits rendant les stocks invendables, etc.) ;
  • méthode de contrôle de l’indice PVC (perte, vol et casse), ratios de stocks à piloter, risque d’immobilisation financière dangereuse en cas de contexte imprévu (par exemple fermeture des ventes lors d’un soudain confinement sanitaire).

Ces risques peuvent être délétères pour toute entreprise qui n’a pas su mettre en place des solutions de sécurité pour ses biens.

Le transport de l’entrepôt vers le client

L’optimisation logistique inclut également la gestion de la phase de préparation et d’expédition des marchandises. Ces opérations sont génératrices de risques, car les produits doivent :

  • sortir des stocks ou de l’entrepôt ;
  • être préparés et/ou conditionnés ;
  • être emballés et expédiés ;
  • être transportés et livrés en transitant parfois par des solutions de stockage transitoire.

Toutes ces étapes créent des flux de marchandises qui sont soumis à des risques matériels qui peuvent parfois également nuire aux personnes directement ou indirectement liées. Le management de la sécurité des biens devient alors, là encore, une préoccupation nécessaire de l’optimalisation logistique.

Les solutions apportées grâce à l’optimisation logistique

Maintenant que nous avons pu énumérer les risques liés à la sécurité des biens au long d’un cycle ordinaire dans une entreprise, nous allons pouvoir étudier les solutions que procure l’optimisation logistique.

La sécurité liée aux biens et produits transformés

Ainsi, les marchandises achetées, transformées, distribuées, représentent un risque tant pour les systèmes de production, de stockage, de transport, etc. que pour les opérateurs internes, des entreprises partenaires, les clients ou encore les usagers des infrastructures partagées (autoroute, transport aérien, etc.).

C’est donc un très large panel des risques liés aux produits qui doit être réfléchi et appréhendé par toute entreprise. Les deux exemples à suivre sont une démonstration des actions possibles.

  1. Une entreprise qui transforme des produits dangereux (instabilité chimique, dangerosité pour l’environnement, etc.) doit réfléchir à toute sa chaîne logistique pour s’assurer que toutes les précautions sont prises afin d’assurer la non-dangerosité de ses produits, et ce à n’importe quelle étape de l’approvisionnement jusqu’à la consommation finale. Pour se faire, elle devra donc se conformer aux processus de production encadrés par la loi tout en respectant les codes nécessaires (code ADR des marchandises dangereuses). Par exemple, il existe des produits interdits de vol non pressurisés, car la diminution de pression atmosphérique crée une instabilité chimique menant à une possible explosion de la matière.
  2. La sécurité des biens concerne également les biens de consommation alimentaire. Il est possible de maîtriser son cycle de production et son stock grâce à des méthodes de gestion de stock (logiciel d’informations de stockage, méthode FIFO, méthode ABC, etc.) afin de garantir une qualité sanitaire aux consommateurs.

La sécurité liée aux équipements et matériels de la Supply Chain

Après les marchandises, il convient également de recenser l’ensemble des matériels qui vont intervenir directement ou non sur les produits à chaque étape de leur cycle (approvisionnement, production, stockage, distribution). Cela concerne un vaste panel de matériels, comme :

  • les quais de réception et d’expédition (qui ne traiteront peut-être pas les mêmes produits ni les mêmes emballages) ;
  • les chariots et tire-palettes de manutention ;
  • les racks de stockage ;
  • la chaîne de production ;
  • les robots empaqueteurs ;
  • les outils de vérification de qualité (thermomètre, vision infrarouge, balance, pied à coulisse, système de détrompeur à gabarit, etc.) ;
  • les véhicules de distribution ;
  • etc.

C’est alors toute une réflexion aboutie sur l’adéquation de la sécurité du matériel et des produits à traiter qui doit être menée.

Par exemple, un système de détrompeur à gabarit, comme un convoyeur qui ferait tomber par gravité les produits ayant un trop gros gabarit, ne pourra pas assurer la sécurité d’une chaîne de production d’un verrier. Dans la même logique, une entreprise utilisant du sodium devra bannir tout matériel utilisant de l’eau pour éviter toute réaction dangereuse du produit (explosion par sublimation).

En conclusion, la sécurité des biens est une contribution nécessaire de l’optimisation logistique afin de réussir à sécuriser une activité au sein de toute entreprise. La vision doit être stratégique et résulter d’un travail de fond sur l’évaluation des risques de l’activité. 

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