renovation-energetique-1 – Rénovation énergétique : le guide complet

Tout savoir sur la rénovation énergétique : notre guide

Aujourd’hui plus que jamais, la rénovation énergétique des logements est un sujet de fond au cœur des intérêts de chacun. En effet, face à l’urgence climatique et aux questions écologiques, réduire notre consommation d’énergie est devenu vital. Isolation des combles, changement du système de chauffage ou de la chaudière, etc., rénover une maison ou un appartement sur le plan énergétique s’inscrit dans une démarche globale, mais également coûteuse. Car oui, financer ce type de travaux peut s’avérer particulièrement compliqué. Pourtant, au-delà de l’aspect écologique, locataires et propriétaires doivent aussi pouvoir profiter des nombreux avantages offerts par ces solutions.

Mais alors, quels sont les enjeux de la rénovation énergétique ? Comment choisir les professionnels impliqués ? Et surtout, comment faire le tri parmi tous les labels qualité ? Découvrez notre guide avant d’entamer vos travaux.

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Les enjeux de la rénovation énergétique

Afin de réduire l’impact de notre consommation énergétique sur l’environnement, agir sur le logement est devenu une priorité. C’est une question d’autant plus importante que le secteur du bâtiment est responsable de 25 % des émissions de gaz à effet de serre. Année après année, la rénovation énergétique des maisons ou appartements s’est ainsi révélée indispensable. Toutefois, les enjeux de tels travaux ne sont pas qu’écologiques.

La rénovation énergétique : définition

Pour mieux assimiler les enjeux de la rénovation énergétique, il convient de comprendre les tenants et aboutissants d’un tel projet.

En effet, par « rénovation énergétique », on entend l’ensemble des travaux qui améliorent les performances d’un logement en matière de consommation d’énergie. Logement privé ou logement d’un bailleur social, tous sont concernés par ces nouvelles mesures de l’État, qui fixent les attentes et contours de l’habitat de demain.

Bien entendu, les contraintes liées aux travaux de rénovation énergétique ont un coût, et pour les propriétaires, atteindre les objectifs fixés nécessite un budget qui n’est pas toujours accessible. Heureusement, la lutte contre le changement climatique et la recherche d’économies sur les factures de chauffage incite le gouvernement à proposer des solutions.

Par conséquent, entreprendre des travaux de rénovation énergétique est aujourd’hui à la portée de presque tout le monde.

RE 2020 et travaux de rénovation énergétique

La principale norme à suivre en matière de travaux de rénovation énergétique est la RE 2020. Cette nouvelle réglementation environnementale, mise en place très récemment, vient prendre la relève de la RT 2012, l’ancienne réglementation thermique en vigueur jusqu’au 1er janvier 2022.

Le but de la RE 2020 est évidemment d’augmenter le niveau d’exigence attendu pour les logements, y compris en matière de rénovation énergétique. Pour cela, le texte passe en revue différents enjeux :

  • l’amélioration des performances énergétiques du logement (et des autres bâtiments), qui concerne entre autres l’isolation thermique et l’utilisation des énergies renouvelables nécessaires pour atteindre une consommation équivalente à 0 kWh/m²/an ;
  • la réduction de l’impact des constructions sur l’environnement et le climat ;
  • l’adaptation du logement ou bâtiment aux futures contraintes climatiques.

Si, pour le moment, la RE 2020 ne s’applique que pour le secteur de la construction et de la vente, celui de la location devra aussi s’y soumettre dès 2023.

La loi énergie et climat au cœur de la rénovation énergétique

Depuis la loi énergie et climat du 8 novembre 2019, la rénovation énergétique des bâtiments a pris une importance encore plus grande. Et pour cause, puisque ce texte s’inscrit dans la lutte contre les logements dits « passoires thermiques », au sein desquels la consommation d’énergie est particulièrement élevée. Dans la plupart des cas, il s’agit de biens immobiliers classés F et G au DPE (diagnostic de performance énergétique).

Avec l’instauration de cette loi, le gouvernement souhaite que chaque maison et appartement concerné soit rénové dans un délai maximum de 10 ans. Pour atteindre les objectifs souhaités, les travaux doivent notamment prendre en compte la réduction de l’empreinte carbone et le renouvellement de l’air, ce qui passe entre autres par :

  • l’isolation de la toiture et de l’ensemble de l’enveloppe du bâtiment ;
  • la ventilation du logement ;
  • le choix du mode de chauffage ;
  • le changement des portes et fenêtres.

Les travaux de rénovation énergétique qui répondent aux enjeux

Différents travaux sont nécessaires pour qu’un logement réponde aux attentes de la réglementation en matière de rénovation énergétique.

En premier lieu, l’isolation du bâtiment doit être performante. Cela passe par exemple par la toiture, les combles, le plancher, les murs, etc. Le but est évidemment de limiter les déperditions thermiques, en privilégiant l’isolation par l’extérieur et une couche minimum d’isolant de 300 mm.

L’isolation est d’autant plus importante qu’elle représente 30 % des déperditions thermiques d’un logement. Mais attention, qui dit bonne isolation, dit aussi excellente ventilation, car le renouvellement de l’air impacte directement la santé des habitants.

Viennent ensuite les travaux de rénovation énergétique liés au chauffage, puisqu’il s’agit de l’un des postes les plus gourmands lorsqu’on parle de la consommation d’énergie d’un logement. Non seulement la solution choisie doit être conforme avec la réglementation en vigueur, mais en plus, elle doit être adaptée aux habitudes du foyer et aux contraintes de la transition énergétique.

Pompe à chaleur ou chauffage au bois, il existe différentes modes de chauffage plus ou moins adaptés à la superficie de chaque logement.

Enfin, les portes et fenêtres sont aussi concernées par la rénovation énergétique. En effet, là aussi, la déperdition thermique peut être importante. Le remplacement des anciennes menuiseries par du matériel plus performant est ainsi inévitable, à commencer par le double ou le triple vitrage des fenêtres.

Ces différents travaux font bien entendu partie de la démarche globale voulue par la RE 2020. Ils ne peuvent être dissociés les uns des autres. Il n’y aurait ainsi aucun sens à faire des travaux d’isolation sans pour autant installer des fenêtres dotées du double ou du triple vitrage.

Le label RGE des professionnels du bâtiment

Au-delà des travaux à réaliser pour répondre à la réglementation en matière de rénovation énergétique, il faut aussi se poser la question des professionnels à qui faire appel. Or, pour aider les propriétaires dans cette tâche, le gouvernement a créé le label RGE, qui permet de rassembler sous une même bannière toutes les entreprises et tous les artisans capables de répondre au mieux aux contraintes et aux objectifs de la rénovation énergétique.

Le label RGE : définition

Au même titre que d’autres labels qualité, le label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) est une certification qui concerne les artisans et entreprises du bâtiment spécialisés dans les travaux de rénovation énergétique et le respect des contraintes et objectifs attendus. Il s’agit donc de professionnels qui s’engagent dans une démarche vertueuse.

Né en 2011, le label RGE a été instauré à la fois par l’État et l’Agence de l’Énergie et de la Maîtrise de l’Énergie, aussi appelée ADEME. Immédiatement, son but a été de permettre la distinction entre les entreprises qui remplissaient les critères de qualité nécessaires aux travaux de rénovation énergétique et les autres. Il faut dire qu’il y a quelques années, de nombreux abus et autres arnaques mettaient à mal le secteur.

Mais attention, le label RGE tient compte de la diversité des professionnels et des travaux. Ainsi, il inclut 3 différentes chartes : une charte RGE travaux, une charte RGE études et, enfin, une charte RGE industrie. Grâce à ces catégorisations, les propriétaires qui font appel aux professionnels concernés ont une meilleure vision de l’expertise dans les domaines énoncés.

L’attribution du label RGE

Toute entreprise souhaitant obtenir le label RGE doit répondre à une liste d’exigences prédéfinies par les normes NF X50-091, NF EN ISO 17065 ou équivalentes. Ces dernières concernent aussi bien le volume d’activité ou le savoir-faire que le respect de la réglementation.

Pour parvenir à ses fins, le professionnel doit obligatoirement passer par un organisme ayant signé une convention avec l’État. Il s’agit par exemple de Qualifelec pour tout ce qui concerne les travaux électriques, de Qualibat pour les travaux liés à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables, ou encore de CERQUAL Qualitel Certification pour les travaux lourds dans le cadre d’une rénovation énergétique globale.

Notons que le label RGE n’est attribué que pour une durée de 4 ans. Au-delà, l’entreprise doit suivre une formation pour pouvoir reconduire sa certification.

Les avantages du label RGE

Les entreprises et artisans de la rénovation énergétique ne s’y trompent pas : obtenir le label RGE est une nécessité. En effet, désormais, l’État et les collectivités encouragent le recours aux professionnels labélisés. Pour ce faire, les aides financières relatives à la transition énergétique (comme la prime énergie, MaPrimeRénov’ ou encore la TVA réduite) ne sont accordées que si les propriétaires font appel à des entreprises ayant le label RGE.

Cette condition d’octroi est d’autant plus importante que les travaux de rénovation énergétiques sont coûteux et atteignent le plus souvent un montant difficile à payer pour les propriétaires. Alors, pour réduire la facture, il est judicieux de prendre en compte ce label lors du choix des entreprises.

Si c’est un avantage qui peut sembler contraignant, il faut tout de même garder à l’esprit que c’est avant tout un gage de sérieux, qui permet d’avoir affaire à un professionnel expérimenté en son domaine. Tout le monde y gagne.

Attention, la mention RGE d’une entreprise doit être cohérente avec la qualification de celle-ci.

Le choix du professionnel RGE

Pour choisir un professionnel RGE dans le cadre d’une rénovation énergétique, il peut être intéressant de commencer par jeter un œil à l’annuaire mis à disposition par le gouvernement et l’ADEME. De même, en passant par Synerciel, vous avez l’assurance d’entrer en contact avec des entreprises certifiées RGE.

Toutefois, comme vu plus haut, il faut prêter une attention toute particulière à la cohérence entre le type de label RGE et les travaux concernés. En guise d’exemple, voici un rapide récapitulatif utile :

  • pour tous travaux de rénovation énergétique vers une chaudière à condensation, l’entreprise doit avoir le label RGE « Chaudières à condensation » ;
  • pour tous travaux impliquant le changement de fenêtres ou de portes-fenêtres, le professionnel doit avoir le label RGE « Matériaux d’isolation thermique des parois vitrées » ;
  • pour tous travaux d’isolation des combles, des murs, du plancher ou de la toiture, l’artisan doit avoir le label RGE « Matériaux d’isolation thermique des parois opaques » ;
  • pour tous travaux impliquant l’installation d’une pompe à chaleur, l’entreprise doit avoir le label RGE « Pompes à chaleur » ;
  • etc.

Les groupements d’artisans et d’entreprises spécialisés en rénovation énergétique

De par l’ampleur des logements à rénover sur le marché de l’immobilier, artisans et entreprises ont commencé à mettre leurs efforts en commun. En effet, des groupements de professionnels sont nés pour mutualiser les compétences et le savoir-faire de chacun, à la façon du CCH : le Cercle Confort Habitat. Ces pros peuvent ainsi accéder à des chantiers plus importants, mais en plus, ils offrent une véritable alternative pour diminuer les coûts des travaux.

Le groupement d’artisans : définition

Un groupement d’artisans est une sorte d’association entre différents professionnels du bâtiment, notamment dans le secteur de la rénovation énergétique. Ces derniers se réunissent sous une même bannière et collaborent sur les mêmes chantiers. Cela leur permet de mutualiser les différents moyens nécessaires à un projet, tout en optimisant les coûts et en améliorant le rapport qualité-prix pour leurs clients.

Dans la plupart des cas, un groupement d’artisans réunit différents corps de métier et spécialités complémentaires. Isolation, ravalement de façade, changement des fenêtres, chauffage, etc., tous interviennent pour proposer une rénovation globale qui s’inscrit véritablement dans une amélioration des performances énergétiques du logement.

Les différents groupements d’artisans

Bien que le principe paraisse simple à comprendre, il faut tout de même savoir qu’il existe différents types de groupement d’artisans.

En premier lieu, il y a les groupements dits « d’achat », visant à améliorer les conditions d’approvisionnement des entreprises adhérentes. Ensuite, il y a les groupements dits « de commercialisation », dont le but est d’offrir plus de visibilité aux artisans, en leur permettant de travailler sur des chantiers plus importants. Enfin, il y a les groupements dits « de production et services », qui permettent de mutualiser les investissements et les fonctions administratives.

Vous l’aurez compris, une entreprise du bâtiment a de nombreuses raisons de rejoindre un groupement tel que le CCH, le Cercle Confort Habitat.

Les avantages du groupement d’artisans

Pour les entreprises de la rénovation énergétique qui choisissent de rejoindre un groupement d’artisans, les avantages peuvent être nombreux.

Pour commencer, cela permet d’offrir des services complets et efficaces aux clients, qui simplifient les nombreuses contraintes de coordination inhérentes à un chantier du bâtiment. De plus, une telle coopérative favorise le travail en équipe et l’entraide entre professionnels, ce qui ne peut qu’impacter positivement l’ensemble des travaux. Clients et entreprises y trouvent donc leur compte.

Mais ce n’est pas tout, puisque grâce à la mutualisation des moyens et investissements, de petites entreprises peuvent accéder à des marchés qu’elles n’auraient jamais obtenus dans d’autres conditions. Financièrement, l’avantage est indéniable pour les professionnels en cours de développement, d’autant plus que ces derniers peuvent retranscrire ce gain sur leurs prix.

Les groupements CCH, ou Cercles Confort Habitat

Parmi les différents groupements d’artisans qui existent sur le territoire français, on recense par exemple les Cercles Confort Habitat, ou CCH, agréés par Synerciel. Proximité, qualité, complémentarité et sérénité sont les maîtres mots de ces professionnels répartis sur l’ensemble de la France. Car oui, que ce soit dans les Côtes-d’Armor, dans le Finistère nord, en Charente, dans l’Hérault ou même sur la Côte d’Azur, il y a forcément un Cercle Confort Habitat près de chez vous.

Ces entreprises aux métiers complémentaires sont habituées à travailler ensemble et offrent une solution locale très avantageuse pour gagner du temps et de l’argent sur un projet, le tout en étant sûr de faire appel à des professionnels compétents.

De plus, ces différents groupements locaux travaillent dans le respect de la réglementation en vigueur et détiennent les labels qualité qui valorisent l’excellence des professionnels du bâtiment (RGE, etc.). Autant d’avantages qui permettent de leur confier un chantier de rénovation énergétique en toute sérénité.