renovation-energetique-1224 – Quels sont les avantages de devenir plaquiste RGE ?

Plaquiste RGE : les avantages de l’obtention du label

Les avantages de devenir artisan RGE sont multiples et poussent nombre de professionnels du bâtiment à franchir le pas de la démarche d’obtention du label RGE. Ce label valorise les entreprises et artisans qui sont alors « Reconnus Garants de l’Environnement ». Cela signifie que de tels artisans sont professionnellement compétents à l’étude et/ou à la maîtrise des travaux de rénovation énergétique des logements tout en tendant vers un objectif respectueux de l’environnement. La qualité de leurs matériaux et de leur savoir-faire est expertisée et validée par un certificat de compétences délivré par un organisme (Qualibat, Qualit’EnR, etc.).

Il est alors aisé de comprendre la corrélation évidente entre ce label RGE et certains corps de métier directement liés à la performance énergétique d’un bâtiment (professionnel de l’isolation, entreprise de menuiserie, professionnel du chauffage type pompe à chaleur ou géothermie, etc.).

Le métier de plaquiste est moins intuitif dans cette réflexion. Pourtant, un plaquiste est éligible au dispositif du label RGE. Voyons ensemble pour quelles raisons ce métier est sujet à la certification RGE et les avantages qui en découlent.

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Le plaquiste et la démarche RGE

L’on peut penser qu’un plaquiste possède le savoir-faire pour la pose de structures aux plaques de plâtres, la pose de ces plaques, la réalisation des joints de ces mêmes plaques (bandes) et également, parfois, la compétence de la peinture recouvrant l’ensemble : « un impact esthétique uniquement » pense-t-on donc à tort.

Cette vision est bien trop réductrice et le métier de plaquiste recouvre un ensemble d’autres compétences qui viennent renforcer son impact sur la démarche RGE des travaux de rénovation énergétique ou de construction.

Le plaquiste : un observateur compétent

Un plaquiste est souvent le dernier observateur des ouvrages exécutés avant lui et peut donc juger d’une qualité et d’une cohérence des travaux menés.

  1. Le plaquiste ne pose pas uniquement des plaques de plâtre. Son savoir-faire se décline sur d’autres matériaux (solutions type Fermacell, carreaux de plâtres, etc.).
  2. Il est le dernier intervenant à pouvoir inspecter les travaux d’isolation intérieurs avant recouvrement. Ainsi, il peut juger de l’état de finition apporté à la pose des pare-vapeurs, des passages de gaines au travers de ces derniers, de l’étanchéité globale du bâti, des ponts thermiques flagrants, etc.
  3. Son métier consiste à assurer l’esthétisme de l’intérieur tout en intégrant les contraintes liées à l’installation des autres équipements et matériaux destinés à la performance énergétique ainsi qu’au confort (passages des gaines de VMC, passage des tuyaux de chauffage central ou de ballon d’eau chaude thermodynamique, réalisation des trappes de visite nécessaires aux équipements, etc.).

Pour ces motifs, le plaquiste est déjà un professionnel critique qui a compétence pour analyser les malfaçons éventuelles et les signaler avant qu’elles ne disparaissent derrière des cloisons. C’est donc un rôle d’observateur qu’il remplit d’ores et déjà.

Le plaquiste : un acteur dans la démarche RGE

Le plaquiste peut et doit également devenir acteur de la démarche RGE. Ses travaux peuvent bénéficier à l’efficacité énergétique et recevoir la qualification RGE.

En effet, un plaquiste peut être amené à poser des plaques de plâtre à forte valeur aoutée. Ce sont des plaques de plâtre qui possèdent une épaisseur de matériaux isolants sur leur verso. À ce titre, elles participent à l’isolation de la maison et améliorent son confort et ses performances en  :

  • limitant les pertes de chaleur pour alors profiter d’un gain d’énergie de chauffage ;
  • contribuant à l’évacuation de la vapeur d’eau dans la maison ;
  • augmentant le déphasage du bâti ;
  • etc.

Au sens strict des compétences requises pour le label RGE, le plaquiste devient acteur de la performance énergétique du bâtiment dès lors qu’il contribue à son amélioration énergétique.

Il faut noter également que l’air (une fois su’il n’est plus circulant) devient également un isolant. Selon la qualité de la pose des plaques de plâtre, il est possible de bénéficier de capacités d’isolation supplémentaires (lorsque l’étude RGE le préconise).

Les avantages d’un label RGE pour le plaquiste

Les avantages du label RGE pour un plaquiste sont multiples et poussent vers une montée en compétence et en polyvalence d’un métier déjà riche. Nous l’avons vu, un plaquiste (artisan ou entreprise) peut prétendre à la certification RGE.

  1. Il peut alors fournir un certificat de compétences avec ses devis auprès de ses clients.
  2. Ces mêmes clients peuvent alors bénéficier des aides de l’État (prime ou crédit d’impôt) sur les travaux liés à l’amélioration énergétique acquise grâce au plaquiste (selon le dossier). C’est un argument de poids lorsqu’un professionnel RGE est mis en concurrence avec un artisan ou une entreprise non certifié RGE.
  3. Il peut alors être intégré à des chantiers globaux de rénovation énergétique où interviennent exclusivement d’autres artisans RGE. Ainsi, il peut devenir plus compétent et assister aux méthodes et savoir-faire des autres métiers afin de mieux comprendre l’objectif final lié à la performance énergétique du bâtiment.
  4. Sa visibilité sera accrue (par parution dans l’annuaire des artisans et entreprises RGE du ministère de la transition écologique et de l’ADEME) auprès des particuliers comme des confrères professionnels.

C’est donc un ensemble d’avantages liés à une démarche RGE pour un plaquiste. Cela le pousse également à parfaire son activité en se tenant formé et informé des dernières techniques et des réglementations en vigueur sur les travaux RGE.

Les obligations liées au label

Comme toute démarche de certification qualité, le plaquiste doit savoir intégrer les contraintes liées à l’obtention d’une qualification corrélée à un label :

  • la constitution d’un dossier payant ainsi que son renouvellement périodique ;
  • l’acceptation de visite et d’expertise de travaux menés sur un chantier réalisé par le professionnel demandeur du label ;
  • le droit de regard de l’organisme certificateur sur les comptes de l’entreprise ainsi que sur ses relevés de sinistre d’assurance ;
  • le devoir de travailler avec des matériaux de qualité et de toujours tendre vers la performance énergétique des travaux menés ;
  • limiter le recours à la sous-traitance à 30 % du chiffre d’affaires réalisé en pose (sous réserve d’autres paramètres à respecter) ;
  • etc.

C’est donc un véritable cahier des charges que le professionnel s’engage à respecter afin de bénéficier du label RGE et permettre ainsi de mieux se positionner.

Pour conclure, un plaquiste peut et doit s’interroger sur son marché et savoir se remettre en question pour mieux anticiper l’avenir de son métier et donc de son emploi.

Comme tout professionnel des travaux, il engage sa garantie décennale et est déjà astreint à une exigence de qualité auprès de ses clients. Mais l’évolution des règles de performance énergétique (RE 2020, préconisations CSTB, label RGE, etc.) pousse vers une sensibilisation accrue des professionnels du bâtiment pour l’amélioration énergétique. Un plaquiste qui se labélise RGE, c’est une démarche qui fait sens aujourd’hui pour, peut-être, devenir une obligation demain. C’est donc une démarche autant qualitative que de pérennité d’activité.

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