thé-bio-1215 – Ce qu’il faut savoir des thés bio d’Afrique du Sud

Informations essentielles sur les thés bio d’Afrique du Sud 

À l’origine, les feuilles de thé bio sont cultivées et produites uniquement en Chine, puis exportées vers les États qui en consomment. Toutefois, à la suite d’événements historiques tels que la colonisation, cette culture du thé s’est trouvée déportée sur d’autres continents comme l’Afrique. C’est d’ailleurs précisément en Afrique du Sud que les premières plantations ont été implantées à titre expérimental. 

Il est à noter qu’il existe différentes variétés de thé bio selon leur origine géographique. Autrement dit, bien qu’elles aient une dénomination commune, les feuilles de thé bio présentent différentes caractéristiques suivant le lieu où elles ont été cultivées. 

En Afrique du Sud donc, le théier est la plante Aspalathus linearisun. Buisson de 1 à 2 mètres, cette plante est pourvue de petites branches ramifiées qui se transforment en un thé rouge appelé rooibos. Découvrez ici tout ce qu’il faut connaître sur cette plante.

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Rooibos, le thé bio rouge d’Afrique du Sud

Les premiers champs de thé bio sont apparus en Afrique du Sud vers la fin du XIXe siècle. Les colons anglais vivant dans le pays désiraient avoir une production locale pour leur propre confort quotidien. 

Toutefois, même s’il est de plus en plus consommé sous forme de thé bio rouge, le rooibos n’en n’est pas un. En effet, cette plante consommée depuis des siècles par les autochtones ne contient aucune théine. Dans les faits, la plante Aspalathus est du genre végétal acacia. D’ailleurs, son goût doux et sucré démontre le faible taux de tanins dont est pourvue la plante. 

Il est à préciser qu’elle fait partie intégrante de la pharmacopée traditionnelle. Par ailleurs, tiré de l’afrikaans, rooibos signifie “buisson rougeâtre” et fait référence à la couleur rouge de la liqueur après infusion des feuilles en vrac du rooibos. 

Il est à noter que pour avoir une bonne récolte de rooibos, il faut se rendre dans les montagnes du Cederberg. Région montagneuse située à 200 km du Cap de Bonne-Espérance, Cederberg est soumis à :

  • des conditions climatiques extrêmes ;
  • un sol aride ;
  • des paysages bruts. 

Pourtant, malgré ces conditions exceptionnelles, la culture de cette plante est très abondante. Pour information, des essais de plantations de rooibos ont été réalisés dans des pays avec un climat identique. Le résultat fut un échec.

Dégustation du thé bio rouge de l’Afrique du Sud

Bien que le rooibos soit disponible sous la forme oxydée et séchée, il est habituellement consommé sous sa forme oxydée (fermentée). Cela dit, l’obtention de cette forme fermentée suit un processus bien précis.

La récolte

La première étape, pour avoir du rooibos fermenté, est la récolte des feuilles en vrac. Elle commence en début d’année et dure les trois premiers mois de celle-ci. Ici, les plants sont coupés à 30 cm du sol pour permettre un meilleur accès aux travailleurs. Il est à noter que le matériel le plus utilisé est la faucille. 

Le traitement des feuilles et tiges de la plante du rooibos

Tout de suite après la récolte, les feuilles ainsi que les tiges du rooibos sont broyées et rendues en petites coupures pour en faciliter l’oxydation.

L’oxydation des feuilles 

Ici, le mélange obtenu de feuilles et de tiges broyées est mouillé, puis dispersé en petit tas sur un terrain plat en extérieur. Le principe est de le faire sécher en le mettant en contact avec les rayons du soleil. Le rooibos va pouvoir s’oxyder. Alors, la teinte rouge ainsi que le goût fruité et légèrement sucré qui la caractérise seront bien plus perceptibles. 

Cela dit, aujourd’hui le rooibos n’est plus uniquement consommé sous sa forme oxydée. De plus en plus d’amateurs le préfèrent sous une version plus naturelle, rooibos vert. Pour les produire ainsi, il faut tout simplement sécher les feuilles récoltées. 

La préparation du thé bio d’Afrique du Sud

À l’instar d’une infusion de thé bio noir, la préparation du thé rouge demande une grande attention. En effet, ici également, il est recommandé de veiller à des paramètres comme :

  • la quantité et la qualité de l’eau ;
  • le dosage de rooibos ;
  • etc.

Dans la pratique, il est recommandé de privilégier les feuilles en vrac bio du rooibos. Elles ont toujours les qualités bienfaitrices de la plante et ne sont pas dénaturées par les traitements de conservation. 

Ensuite, c’est mieux d’utiliser une eau de source pour infuser la boisson. La raison en est que l’eau minérale peut occulter le goût originel du produit. L’option eau de robinet est également possible ici. Toutefois, avant son utilisation, il est recommandé de la mettre à l’air libre durant 24 h. Ce procédé a l’avantage de débarrasser l’eau du robinet de tout le chlore qu’elle contient. En plus de cela, une carafe filtrante permet d’épurer totalement l’eau. 

Une fois l’eau épurée, il faut la chauffer à 90° C. À noter que la température ne doit être ni supérieure ni inférieure à cette limite. Dans le premier cas, tous les micro nutriments présents dans le liquide risquent d’être détruits. Tandis que dans la seconde option, l’eau froide ne permettra pas aux feuilles de ressortir tout leur potentiel. Il est donc essentiel de veiller à chauffer l’eau à une température de 90° C.

La dernière étape de la préparation, c’est de faire infuser les feuilles de rooibos dans l’eau chaude pendant 5 à 10 minutes. Il est à préciser que chaque consommateur décide du temps exact d’infusion en fonction de la saveur qu’il désire. Quant au dosage, généralement, il est conseillé de prévoir 15 grammes pour 1 litre d’eau. De fait, pour une plus petite quantité d’eau, 200 ml par exemple, il faut environ 3 grammes de feuilles.

Par ailleurs, pour information, les feuilles de thé bio rouge rooibos peuvent être infusées avec des épices pour obtenir un thé festif et très goûteux.

Les bienfaits du thé bio rouge rooibos 

Ce thé bio rouge occupe une place de choix dans la pharmacopée traditionnelle du pays. En fait, les autochtones attribuent à la plante des propriétés sur le plan de la santé, notamment sur :

  • le sommeil : sans théine et sans tanin, la liqueur du rooibos a des vertus apaisantes ;
  • la digestion : les polyphénols et les flavonoïdes contenus dans ce thé rouge apaisent les crampes d’estomac, la colique ainsi que les diarrhées ;
  • l’apport de calcium : riche en minéraux, le thé bio rouge a un impact positif sur les os, les cheveux et la peau ; 
  • l’apport en fer : pour les personnes anémiées et les femmes enceintes, la plante du rooibos est fortement recommandée ;
  • les allergies cutanées : la plante calme les irritations causées par exemple par l’eczéma, la dermatite ou encore l’érythème fessier ;
  • la prévention du cancer : les antioxydants quercétine et lutéoline contenus dans la plante peuvent s’attaquer aux cellules cancéreuses afin de bloquer la prolifération des tumeurs.

En outre, avec des propriétés antioxydantes, le rooibos fait l’objet d’études scientifiques pour déterminer avec précision son impact dans l’organisme humain. Pour l’heure, une étude de 2017 confirme son impact bienfaisant sur les risques d’AVC. Sans oublier de noter qu’il agit contre le vieillissement du cerveau en limitant l’oxydation des lipides insaturés.

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