thé-bio-1231 – Le thé bio dit sombre : qu’est-ce que c’est ?

Tout savoir sur le thé bio sombre 

Le thé bio sombre est une variété de thé qui se distingue par sa couleur. Produit à base de feuilles Camellia Sinensis jeunes, il est issu d’un traitement unique. Ce traitement facilite le processus de fermentation qui donne un goût unique au thé sombre. Il est à noter que cette variété de thé bio provient essentiellement de régions chinoises.

Considérée comme une tradition ancestrale, la production du thé bio sombre reste inchangée depuis des millénaires. De la culture des théiers à la transformation complète en thé bio sombre, les producteurs chinois suivent toujours la méthode originelle. Découvrez tout ce qu’il convient de connaître sur le thé bio sombre. Notamment, le processus pour le fabriquer, ses différentes senteurs et les bienfaits qu’il apporte à votre organisme.

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L’origine du thé bio sombre pu-erh

Il est de notoriété publique que la culture du thé vient de la Chine. En effet, c’est sous l’égide de la dynastie Tang (618-907)  que la consommation du thé est devenue commune. C’est d’ailleurs pour faciliter le transport de cette denrée d’une région à une autre, que les commerçants ont pensé à une technique de compression sous forme de brique. À noter que les feuilles en vrac compressées sont appelées Pucha.

Peu à peu, ces briques ont pris une importance capitale dans le voyage le long de la route du thé (Chaman gudao). Elles sont devenues une monnaie d’échange entre les différents acteurs de ce commerce. 

C’est finalement sous la dynastie des Qing (1644-1912) que le thé bio sombre sera dénommé pu-erh pour rappeler la ville chinoise qui en fait la production. Située dans le sud du Yunnan, la ville pu-erh a été longtemps un important comptoir commercial. 

La fabrication du thé bio sombre pu-erh 

Le pu-erh est un thé sombre produit dans la région du Yunnan. Il est produit à partir des feuilles entières du camélia sinensis var. assamica. En outre, il est reconnaissable à la couleur rouge sombre qu’il présente ainsi que son goût musqué qui rappelle le sous-bois. Toutefois, pour parvenir à un tel résultat, il y a un travail de longue haleine.

La cueillette 

Avec un climat subtropical humide chaud et un hiver sec, la région du Yunnan permet un bon développement des cultures de théiers. De ce fait, la récolte des feuilles en vrac peut se faire sur 10 mois consécutifs, plus précisément du printemps à l’automne. Cela dit, le pu-erh récolté au printemps est considéré comme le meilleur. 

La cueillette de plantations entretenues est facile, car la hauteur des plants permet aux cueilleurs d’atteindre le plus simplement possible les feuilles. À noter que selon le grade désiré, les producteurs cueillent uniquement le bourgeon du théier ou y ajoutent quelques jeunes feuilles. 

Le flétrissage

Une fois la récolte des feuilles effectuée, ces dernières sont exposées au soleil. Généralement, les petits producteurs déroulent une natte sur laquelle ils mettent les feuilles en vrac. Il peut tout de même arriver que les conditions climatiques ne soient pas propices à un tel procédé. Alors, le flétrissage se fait à l’intérieur. Ici, les feuilles sont disposées sur des sortes de clayettes. 

Cette étape vise le ramollissement des feuilles de thé afin de les mettre en forme pour la suite de leur transformation. 

La torréfaction

La torréfaction du pu-erh n’est pas identique à celle subie par le café. Ici, il s’agit d’inactiver les enzymes contenus dans les feuilles et d’arrêter l’oxydation. Pour y parvenir, les feuilles flétries sont chauffées :

  • au feu de bois dans de grand wok : pour information, le wok est un instrument de cuisson qui facilite la cuisson à différents degrés ;
  • dans des fours

Ensuite, les feuilles flétries et chauffées sont à nouveau étalées pour refroidir. Ce refroidissement a pour avantage d’uniformiser la teneur d’eau dans les feuilles de thé travaillées. 

Le roulage 

Étape commune au thé noir, thé vert ou Oolong, le roulage permet de briser les cellules de la feuille pour en ressortir la senteur. L’arôme des feuilles de pu-erh qui embaume les palais est le résultat de cette étape. 

D’ailleurs, pour la réussir, les producteurs utilisent du matériel mécanisé qui rend les feuilles oblongues et poisseuses. On commence dès lors par sentir l’odeur végétale et camphrée des feuilles. 

Le séchage 

Actuellement, il y a deux façons de procéder au séchage dans la production du thé bio sombre pu-erh :

  • le séchage industriel : utilisé par les grandes marques de thé. Il n’est pas soumis aux variations du climat. De ce fait, il est plus régulier et surtout très rapide en termes de productivité ;
  • le séchage traditionnel : beaucoup plus observé chez les petits producteurs, il se fait en fonction du temps. Ainsi, lorsqu’il y a du soleil, les feuilles traitées sont séchées à l’extérieur. 

À la fin du séchage, le résultat obtenu est un thé bio brut qui porte le nom de MaoCha. 

Le triage 

Dès que le MaoCha est obtenu, il est recommandé de le trier. Dans les faits, il s’agit d’améliorer la qualité du MaoCha en retirant toutes les feuilles de mauvaise qualité, les branches et autres impuretés

À noter que si le tri est bien fait, le thé bio sombre a un profil aromatique plus développé, et plus le pu-erh obtenu sera de grade élevé.

La fermentation accélérée

Cette étape de la transformation a été rajoutée tout dernièrement, plus précisément lorsque la demande du produit pu-erh a augmenté. Concernant la fermentation, il a été observé que des caves chaudes et humides permettaient d’obtenir en très peu de temps du thé bio sombre avec des caractéristiques d’une fermentation sur des années. 

Voilà pourquoi, le MaoCha obtenu est placé en tas, humidifié et couvert de bâches dans de grands ateliers. Cette disposition accélère la fermentation et donne pour produit fini du Shu Cha (le pu-erh cuit). Ce dernier est alors séché pour être compressé ou vendu tel quel.

Les différents types de pu-erh 

Il existe deux types de pu-erh.

Les Shu Cha 

Encore connu sous les dénominations pu-erh noir ou pu-erh cuit, il résulte de la fermentation accélérée subie par le thé sombre. Ici, il est à retenir que l’étape de la fermentation est contrôlée. Dans le commerce, il est disponible aussi bien en vrac que sous forme de galette. Il est à préciser que la compression des feuilles sous forme de galette est une étape très sensible.

Les Sheng Cha

Pu-erh verts ou crus, ce produit ne subit au contraire aucun traitement de vieillissement artificiel. Ce type de thé bio sombre est traité comme un thé vert. Laissées en vrac ou compressées, les feuilles encore vertes vont très lentement poursuivre leur transformation et subir une fermentation naturelle. Généralement, ce type de thé bio sombre atteint sa maturité entre 10 et 60 ans d’âge.

Les bienfaits du thé bio sombre

Le thé bio sombre pu-erh est réputé pour :

  • ses vertus digestives ;
  • sa valeur antioxydante : riche en polyphénols, la consommation du pu-erh lutte contre la prolifération des radicaux libres dans l’organisme ;
  • son action détoxifiante : il est aussi un bon moyen de protéger les cellules du foie contre la stéatose hépatique ;
  • etc.

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